Romans Scientifiques

Romans Scientifiques

De la science cachée dans de la littérature, ou l'inverse...

Eric Simon

Romans Scientifiques, comme son nom l'indique, est dédié à cette forme particulière de romans où la science n'est pas fiction, mais bien réelle. Romans Scientifiques est une émanation du blog/podcast Ça Se Passe Là-Haut

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Meurtre au Gran Sasso - Chapitre 5

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"Meurtre au Gran Sasso" est un polar bourré de science qui prend place dans le monde de la recherche la plus actuelle sur la matière noire. On y retrouvera Cristina, l'héroine de Soixante Nanosecondes (2013), qui participe à une enquête au long cours pour élucider un meurtre mystérieux qui a eu lieu au sein de l'un des laboratoires les plus emblématiques de la physique des astroparticules, le Laboratoire Souterrain du Gran Sasso.

Un physicien, spécialiste de la recherche de la matière noire par l’utilisation de détecteurs ultra-sensibles au xénon, a été sauvagement assassiné au Laboratoire Souterrain du Gran Sasso. L’agent du FBI Tom Hooper au parcours atypique est dépêché sur place en Italie pour mener l’enquête qui s’annonce difficile. Mais Cristina Voldoni, jeune chercheuse intrépide, parvient à participer activement à l’enquête, pour essayer de trouver par des méthodes peu conventionnelles qui a tué son collègue et ami. L’enquête va mener Tom Hooper et Cristina Voldoni sur plusieurs continents, au cœur de la Bataille du Xénon.

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Meurtre au Gran Sasso - Chapitre 4

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"Meurtre au Gran Sasso" est un polar bourré de science qui prend place dans le monde de la recherche la plus actuelle sur la matière noire. On y retrouvera Cristina, l'héroine de Soixante Nanosecondes (2013), qui participe à une enquête au long cours pour élucider un meurtre mystérieux qui a eu lieu au sein de l'un des laboratoires les plus emblématiques de la physique des astroparticules, le Laboratoire Souterrain du Gran Sasso.

Un physicien, spécialiste de la recherche de la matière noire par l’utilisation de détecteurs ultra-sensibles au xénon, a été sauvagement assassiné au Laboratoire Souterrain du Gran Sasso. L’agent du FBI Tom Hooper au parcours atypique est dépêché sur place en Italie pour mener l’enquête qui s’annonce difficile. Mais Cristina Voldoni, jeune chercheuse intrépide, parvient à participer activement à l’enquête, pour essayer de trouver par des méthodes peu conventionnelles qui a tué son collègue et ami. L’enquête va mener Tom Hooper et Cristina Voldoni sur plusieurs continents, au cœur de la Bataille du Xénon.

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Meurtre au Gran Sasso - Chapitre 3

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"Meurtre au Gran Sasso" est un polar bourré de science qui prend place dans le monde de la recherche la plus actuelle sur la matière noire. On y retrouvera Cristina, l'héroine de Soixante Nanosecondes (2013), qui participe à une enquête au long cours pour élucider un meurtre mystérieux qui a eu lieu au sein de l'un des laboratoires les plus emblématiques de la physique des astroparticules, le Laboratoire Souterrain du Gran Sasso.

Un physicien, spécialiste de la recherche de la matière noire par l’utilisation de détecteurs ultra-sensibles au xénon, a été sauvagement assassiné au Laboratoire Souterrain du Gran Sasso. L’agent du FBI Tom Hooper au parcours atypique est dépêché sur place en Italie pour mener l’enquête qui s’annonce difficile. Mais Cristina Voldoni, jeune chercheuse intrépide, parvient à participer activement à l’enquête, pour essayer de trouver par des méthodes peu conventionnelles qui a tué son collègue et ami. L’enquête va mener Tom Hooper et Cristina Voldoni sur plusieurs continents, au cœur de la Bataille du Xénon.

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Meurtre au Gran Sasso - Chapitre 2

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"Meurtre au Gran Sasso" est un polar bourré de science qui prend place dans le monde de la recherche la plus actuelle sur la matière noire. On y retrouvera Cristina, l'héroine de Soixante Nanosecondes (2013), qui participe à une enquête au long cours pour élucider un meurtre mystérieux qui a eu lieu au sein de l'un des laboratoires les plus emblématiques de la physique des astroparticules, le Laboratoire Souterrain du Gran Sasso.

Un physicien, spécialiste de la recherche de la matière noire par l’utilisation de détecteurs ultra-sensibles au xénon, a été sauvagement assassiné au Laboratoire Souterrain du Gran Sasso. L’agent du FBI Tom Hooper au parcours atypique est dépêché sur place en Italie pour mener l’enquête qui s’annonce difficile. Mais Cristina Voldoni, jeune chercheuse intrépide, parvient à participer activement à l’enquête, pour essayer de trouver par des méthodes peu conventionnelles qui a tué son collègue et ami. L’enquête va mener Tom Hooper et Cristina Voldoni sur plusieurs continents, au cœur de la Bataille du Xénon.

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Meurtre au Gran Sasso - Chapitre 1

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"Meurtre au Gran Sasso" est un polar bourré de science qui prend place dans le monde de la recherche la plus actuelle sur la matière noire. On y retrouvera Cristina, l'héroine de Soixante Nanosecondes (2013), qui participe à une enquête au long cours pour élucider un meurtre mystérieux qui a eu lieu au sein de l'un des laboratoires les plus emblématiques de la physique des astroparticules, le Laboratoire Souterrain du Gran Sasso.

Un physicien, spécialiste de la recherche de la matière noire par l’utilisation de détecteurs ultra-sensibles au xénon, a été sauvagement assassiné au Laboratoire Souterrain du Gran Sasso. L’agent du FBI Tom Hooper au parcours atypique est dépêché sur place en Italie pour mener l’enquête qui s’annonce difficile. Mais Cristina Voldoni, jeune chercheuse intrépide, parvient à participer activement à l’enquête, pour essayer de trouver par des méthodes peu conventionnelles qui a tué son collègue et ami. L’enquête va mener Tom Hooper et Cristina Voldoni sur plusieurs continents, au cœur de la Bataille du Xénon.

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Meurtre au Gran Sasso - Prologue

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"Meurtre au Gran Sasso" est un polar bourré de science qui prend place dans le monde de la recherche la plus actuelle sur la matière noire. On y retrouvera Cristina, l'héroine de Soixante Nanosecondes (2013), qui participe à une enquête au long cours pour élucider un meurtre mystérieux qui a eu lieu au sein de l'un des laboratoires les plus emblématiques de la physique des astroparticules, le Laboratoire Souterrain du Gran Sasso.

Un physicien, spécialiste de la recherche de la matière noire par l’utilisation de détecteurs ultra-sensibles au xénon, a été sauvagement assassiné au Laboratoire Souterrain du Gran Sasso. L’agent du FBI Tom Hooper au parcours atypique est dépêché sur place en Italie pour mener l’enquête qui s’annonce difficile. Mais Cristina Voldoni, jeune chercheuse intrépide, parvient à participer activement à l’enquête, pour essayer de trouver par des méthodes peu conventionnelles qui a tué son collègue et ami. L’enquête va mener Tom Hooper et Cristina Voldoni sur plusieurs continents, au cœur de la Bataille du Xénon.

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Soixante Nanosecondes, Chapitre 19

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Elle avait eu comme un flash en voyant le boitier.

Il fallait trouver un écart en temps de soixante-quinze nanosecondes. Les signaux de top départ étaient transmis depuis l'extérieur du Gran Sasso jusque dans les ordinateurs de la salle de commande par une suite de très longues fibres optiques. Ces fins cheveux de verre transparents regroupés en petites grappes transportaient le signal sous forme de lumière laser verte. Mais cette lumière ne se déplaçait pas à la vitesse de la lumière dans le vide, il fallait prendre en considération le milieu de propagation, le verre, qui avait un indice de réfraction de 1,3, ce qui entraînait une vitesse inférieure de trente pourcents à c. Un soir, Cristina était encore au labo très tard. La dernière voiture, celle de l'équipe de l'expérience DAMA, devait partir à 22h30. Elle s’amusa à calculer simplement à partir de cette vitesse dans le verre quelle était la distance correspondant à une durée de soixante-quinze nanosecondes. Le calcul était une simple division qu'elle effectua sur sa calculatrice dernier cri en se balançant sur son fauteuil à roulettes. Elle trouva une valeur égale à dix-sept mètres et vingt-neuf centimètres.

Elle savait que la grande fibre optique avait déjà
été vérifiée à plusieurs reprises, on avait mesuré les longueurs de
transmission et d'éventuels déphasages sans pouvoir conclure sur une cause de
défaut. Cristina se demandait ce qu'il pouvait bien se passer dans cette fibre
pour que le top de départ arrive en retard, comme si il parcourait dix-sept
mètres et vingt-neuf centimètres de trop... 

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Soixante Nanosecondes, Chapitre 18

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– Daniel, ça y est! On a trouvé quelque chose ! Cristina exultait au téléphone.

– Quoi ?

– Philippe a trouvé une dérive dans l'horloge de la réf 2! Ça joue sur le temps d'arrivée du signal... Mais... ce n’est pas dans le bon sens !

– Ça fait une autre avance ? Combien de nanos ? répliqua Daniel, paniqué.

– Attends, Phil est parti chercher l'oscillo, je te rappelle dès qu'on a mesuré la différence.

Cristina ne tarda pas à rappeler Daniel, qui était encore resté tard au labo ce soir-là.  Il neigeait de gros flocons dehors. Ils semblaient peser des tonnes. Entre temps, Daniel répéta à Fred ce que venait de lui dire Cristina. Fred, qui partageait le bureau, avait compris les grandes lignes d'après les réponses du responsable du groupe.

Daniel ne mettait d'habitude jamais son téléphone sur le haut-parleur, sauf cette fois-là lorsque Cristina rappela.

– Ça fait une avance supplémentaire de quinze nanos! Quinze!...

– T'es sûre ? Quinze ?

– Oui, c'est quinze. Quand on annule la dérive, le signal est reçu quinze nanosecondes après.

– Merde!...

– Ça veut dire qu'il y aurait un deuxième défaut ailleurs alors, dans l'autre sens... Maintenant il faut trouver un delta de soixante-quinze au lieu de soixante...

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Soixante Nanosecondes, Chapitre 17

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Le résultat de l'analyse sur le faisceau avec pulses courts arriva le soir du 16 novembre, c'est Frédéric qui effectua l'analyse. Le résultat lui fut sans surprise : une avance de 60,2 nanosecondes. A un pouillème près, c'était exactement le même écart que précédemment. Il n'y avait donc pas de biais expérimental de ce côté-là. La méthode statistique utilisée initialement n'était pas en cause. Le mystère et l'excitation restaient entiers. Une deuxième version de l'article pouvait être mise en ligne en montrant un résultat renforcé par cette nouvelle mesure plus précise. Cette deuxième version fut écrite dans la foulée de l'analyse. Tout le début descriptif de l'expérience restait inchangé par rapport à la version précédente, il était simplement ajouté le résultat obtenu avec les pulses de quelques nanosecondes.

Le journal qui avait été choisi pour publier le papier était un journal de physique qui avait une très grande renommée, avec un facteur d'impact supérieur à cinq, c'était un journal très lu par la communauté des physiciens des hautes énergies. L'European Physical Journal C, comme la plupart des revues à comité de lecture, prenait d'habitude l'avis de deux referees, deux scientifiques du domaine qui devaient juger de la qualité du travail proposé pour publication.

Daniel envoya l'article à l'European Physical Journal. Mais, sous l'insistance de Wolfgang Brünner, le chef du groupe de Heidelberg qui avait rejoint SYMPHONIE récemment, Daniel accompagna le texte de l'article d'une demande non conventionnelle à la revue, il demanda que six personnes participent au comité de lecture au lieu de seulement deux, de manière à pouvoir couvrir tous les types de dispositifs qui étaient employés dans la manip. C'était une demande particulièrement hors norme, la plupart des scientifiques se contentaient volontiers de l'avis éclairé des deux pairs désignés pour l'amélioration de leur article.

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Soixante Nanosecondes, Chapitre 16

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Luigi Scuola avait un secret, un de ceux que l'on ne peut dire à personne. Il savait que le grand physicien Ettore Majorana n'était pas mort lors de sa disparition mystérieuse fin mars 1938. Il gardait ce secret avec lui depuis sa plus tendre enfance, et pour tout dire, cette preuve qu'il possédait recelait un tout autre secret encore plus prodigieux, il le croyait tel en tout cas.

Luigi était né à Naples le 23 mars 1938. C'était sa mère qui lui avait raconté toute cette histoire et qui lui en donna la preuve quelques années plus tard.

Alors que l'histoire
italienne retenait qu’Ettore Majorana avait disparu en mer quelque part entre
Palerme et Naples dans la nuit du 26 au 27 mars 1938, s'étant probablement
suicidé par noyade en sautant d'un navire dans la baie de Naples, Luigi pouvait
affirmer au contraire qu’Ettore Majorana, l'illustre Ettore Majorana, était
bien vivant le matin du lundi 28 mars 1938. C'est précisément le 28 mars 1938
que sa mère, Giulia Scuola, qui était issue d'une grande famille napolitaine,
sortit de l’hôpital Santo Bono après avoir passé une visite médicale
obligatoire après tout accouchement. Elle avait donné naissance à son premier
enfant cinq jours auparavant à son domicile. Le petit Luigi était né à un terme
presque avancé et le travail avait été assez long et difficile. Mais le bébé
était superbe. 

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Soixante Nanosecondes, Chapitre 15

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Dès le lendemain du séminaire du CERN, un torrent inimaginable déferla
sur le LP2HE. L'information avait été relayée en temps réel à la fois sur les
réseaux sociaux mais aussi dans les grandes agences de presse. Des médias du
monde entier tentaient de joindre les protagonistes de la mesure de vitesse, au
premier rang desquels se trouvaient Daniel, Bernard et Frédéric. Le téléphone
sonnait sans arrêt, des journalistes de tous types voulaient obtenir un
entretien pour comprendre, ils parlaient presque tous en mentionnant Einstein
dans leur premiers mots, "Einstein mis en défaut", "Einstein
avait tort", Einstein ceci, Einstein cela", c'était épouvantable. Le
standard du labo était constamment occupé. La totalité des postes téléphoniques
des différents membres de l'équipe sonnaient de manière continue, à tel point
qu'il fut décidé de les laisser tous décroché et de n'utiliser que des
portables pour communiquer avec le Gan Sasso ou d'autres collègues en attendant
que de nouveaux numéros puissent être attribués

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Soixante Nanosecondes, Chapitre 14

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 Il avait pris sa décision. L'homme à la casquette finirait tôt ou tard par le retrouver, il le savait. Ettore ne supportait plus d'être menacé en permanence, et il n'avait pas supporté non plus de faire cette erreur grossière dans sa théorie des neutrinos. La conjecture absurde qu'il avait faite sur la cinématique des neutrinos le hantait. Comment avait-il pu se tromper de la sorte et ne pas se rendre compte de son erreur plus tôt ? L'introduction de vitesses supérieures à la constante universelle ne menait absolument nulle part. Il n'était plus bon à rien... Tout cela était futile. Des centaines de pages à mettre à la corbeille. Tout ça pour rien. A quoi bon continuer si c'était pour se faire menacer pour des futilités ? Le mieux était peut-être de s'échapper définitivement, disparaître.

Oui, la meilleure solution, la seule solution était de disparaître, s'en aller comme Mathias Pascal. (...)

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Soixante Nanosecondes, Chapitre 13

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Le papier fut mis en ligne par Daniel dans la nuit du 22 au 23, il se terminait par une phrase pour le moins ambiguë : "Malgré la précision et la stabilité de ce résultat, sa portée importante motive la poursuite de notre étude pour chercher de possibles effets encore inconnus pouvant l'expliquer." Elle pouvait être interprétée de plusieurs manières, les "effets encore inconnus" pouvant être compris comme des effets instrumentaux ou bien des effets physiques. Erreur expérimentale ou anomalie des neutrinos.

Certains membres de la collaboration SYMPHONIE refusèrent de cosigner l'article, estimant qu'il s'agissait d'une démarche insuffisamment scientifique. Cristina ne le signa pas. Tous les autres membres du groupe d'Orsay cosignèrent. Le premier auteur était Daniel, suivi par Luigi, Frédéric, puis tous les autres coauteurs.

Le grand auditorium du CERN
avait commencé à se remplir dès huit heures du matin alors que le début de la
présentation était planifié à dix heures. Tout le monde ne parlait que de ça.
Alors que l'annonce du séminaire ne parlait que de résultats
"importants" de SYMPHONIE, les chercheurs avaient pour la plupart
consulté le site internet de preprints et connaissaient la teneur de ce
qui allait être présenté même si ils voulaient l'entendre de vive voix. (...)

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Soixante Nanosecondes, Chapitre 12

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Depuis qu'il avait enfin trouvé l'atome magique, celui qui devait produire une double radioactivité béta avec uniquement deux électrons d'énergie fixe, Ettore était joyeux par moments. Il essayait maintenant de savoir par quel moyen il serait possible de trouver des grosses quantités de ce métal qui s'appelait le germanium. C'était le noyau de germanium, celui qui possédait 32 protons, accompagnés de 44 neutrons, qui était l'élément de choix. Il l'avait calculé, c'était celui-là et pas un autre, celui qui montrait la plus grande probabilité de produire ce phénomène. Il y avait aussi d’autres éléments possibles, comme le calcium à 28 neutrons ou le molybdène à 58 neutrons, mais seul le germanium était un métal conducteur et serait à même de permettre une détection facile des électrons. (...)

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Soixante Nanosecondes, Chapitre 11

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Daniel s'était démené pour obtenir un contrat à durée déterminée de six mois du CNRS pour Frédéric, dont le contrat de thèse prenait fin le 31 juillet. Il pouvait ainsi rester dans le groupe jusqu'à la fin janvier de l'année suivante. Ce fut une véritable bouée d'oxygène pour tout le monde. Dès qu'il eut terminé les quelques corrections qu'il devait apporter à son manuscrit ainsi que l'ajout de la page de remerciements, Frédéric décida de retourner au Gran Sasso avec le reste du groupe. Il remerciait bien évidemment les rapporteurs de sa thèse ainsi que les autres membres du jury avec une mention particulière à Luigi, qui avait accepté d'en être le président. Frédéric évita de s'étendre en remerciements mielleux ou d'inclure des private jokes comme on en voyait trop souvent dans de nombreux mémoires. Il remercia chaleureusement sa mère qui lui avait vraiment permis d'accomplir matériellement ses études supérieures jusqu'au master. Au moment de faire un dernier salut à ses condisciples du LP2HE dans cette page très personnelle, Frédéric avait beaucoup réfléchi à ce qu'il voulait écrire pour Cristina. Il avait un instant songé à faire une citation globale, comme certains faisaient, en écrivant une phrase du style "un grand merci également à tous les doctorants, post doctorants, ingénieurs et techniciens du LP2HE, trop nombreux pour être tous cités, ils se reconnaitront...". Mais Cristina devait être mentionnée spécialement, malgré tout...